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Lutte biologique par conservation contre les mouches des fruits en Amazonie brésilienne


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Actualité publiée le : 18/06/2018 Culture : Cultures fruitières Zone géographique : Guyane Source : Innovations Agronomiques 64 / Auteur : Adaime R.1, Lima A.L., Sousa M.S.M (Brésil) Références : Janvier 2018

Les mouches des fruits (Diptera : Tephritidae) sont parmi les principaux ravageurs de l’agriculture mondiale, causant des dommages économiques importants.

Parmi les ennemis naturels des mouches des fruits, les parasitoïdes (Hymenoptera) se distinguent, particulièrement par leur efficacité.

L’objectif de ce travail est d’examiner la connaissance actuelle sur les parasitoïdes des mouches des fruits en Amazonie brésilienne, tout en suggérant des moyens pour optimiser la lutte biologique naturelle.

Huit espèces de Braconidae ont été signalées dans la région, Doryctobracon areolatus (Szépligeti) et Opius bellus Gahan étant les plus abondantes et amplement distribuées. Sont présentes aussi trois espèces de Figitidae, avec la prédominance d’Aganaspis pelleranoi (Brèthes). Certaines espèces végétales agissent comme multiplicateurs de parasitoïdes, comme Spondias mombin (Anacardiaceae), avec des indices de parasitisme allant jusqu’à 50% des pupariums de mouches des fruits.

D’autres plantes agissent comme réservoir de parasitoïdes, comme Bellucia grossularioides (Melastomaceae) et Geissospermum argenteum (Apocynaceae). Chez B. grossularioides il est possible d’avoir jusqu’à 20% de parasitisme, ce qui est conséquent du fait de son importante abondance et sa large distribution. Chez G. argenteum on a généralement un parasitisme inférieur à 10%, ce qui est compensé par l’indice élevé d’infestation par des mouches des fruits non considérées comme ravageurs (plus de 1.000 pupariums/Kg de fruit). Ces espèces végétales doivent être conservées dans leurs milieux où elles sont présentes à l’état naturel pour garantir le maintien de la population de parasitoïdes. Elles peuvent aussi être cultivées en bordure des vergers. De cette manière, les plantes contribuent à la réduction des populations de mouches des fruits considérées comme ravageurs.

Des études basiques ont encore besoin d’être réalisées, par exemple, la phénologie des espèces végétales présentes dans les milieux naturels, détaillant la période de fructification, le nombre de fruits produits par plante, l’infestation par les mouches des fruits et l’indice de parasitisme correspondant tout au long de l’année. D’un autre côté, il est aussi nécessaire de réaliser un recensement des parasitoïdes dans des localités peu échantillonnées, pour qu’il soit possible d’agrandir la connaissance sur ces ennemis naturels.